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Obligations

Analyser la dynamique du marché obligataire

février 19, 2026 - 12 min
Analyser la dynamique du marché obligataire

Les discussions concernant les marchés financiers sont particulièrement animées ces temps-ci. Les investisseurs sont confrontés à une multitude de facteurs : l'actualité géopolitique, la lutte entre la croissance économique et l'inflation, les modifications à la tête de la Federal Reserve (Fed), ainsi que le développement rapide de l'intelligence artificielle.

Dans ce format de questions-réponses, des experts en investissement de Loomis Sayles livrent leurs analyses sur les dynamiques qui sous-tendent le cycle économique actuel, les conséquences pour le marché du crédit, et les opportunités les plus attrayantes qu'ils identifient. Leurs points de vue permettent de mieux appréhender un environnement complexe, marqué par l'incertitude.

 

Les marchés financiers ont semblé ignorer les événements géopolitiques majeurs en 2025, malgré une forte volatilité. Dans quelle mesure les risques géopolitiques, les tensions commerciales et l'incertitude politique influencent-ils la stabilité du marché obligataire et de l'économie ?

Lynda Schweitzer : « Je pense qu'ils sont très pertinents. Je suis surprise de constater à quel point les marchés n'ont pas réagi à des événements qui, historiquement, auraient normalement influencé leur cours. Cela s'explique peut-être en partie par un engouement généralisé autour de l'IA et des consommateurs fortunés, et en partie par le fait que le marché semble prendre du recul face à des situations complexes ou incertaines difficiles à démêler. Mon intuition est que cette attitude ne durera pas indéfiniment, car la géopolitique, les échanges commerciaux et les politiques ont des impacts réels sur la croissance, l'inflation, la volatilité et le sentiment général.

Pat Savery : « Je pense qu'ils comptent beaucoup. Cependant, il faut les analyser individuellement. Au début de 2025, les marchés réagissaient en fonction d’une théorie selon laquelle l'incertitude budgétaire crée une certitude en matière de politique monétaire. Les marchés étaient convaincus que la Fed maintiendrait ses taux d'intérêt inchangés tant qu'elle n'aurait pas une vision claire de l'impact des tarifs douaniers sur les données économiques. D'autres chocs géopolitiques ou guerres ont leur importance, mais ils évoluent généralement plus lentement et sont difficiles à valoriser. Souvent, les marchés traitent ces situations comme anodines jusqu'à ce qu'elles deviennent "quelque chose" – car il est très difficile de les anticiper. »

Eric Williams : « Les marchés semblent se soucier beaucoup plus de l'incertitude politique, car cela a un impact direct sur le comportement des entreprises, les fusions-acquisitions et les dépenses d'investissement. Autre moteur sur les marchés : la situation budgétaire des États-Unis et l'attention constante portée au déficit. Lorsque vous combinez des dépenses publiques continues avec une politique monétaire potentiellement plus accommodante, cela met en évidence le risque d'une résurgence de l'inflation, dont les braises n'ont pas encore été totalement éteintes. Je pense que c'est un domaine qui pourrait facilement susciter des inquiétudes généralisées si les investisseurs venaient à craindre que la Fed perde de vue son objectif de maîtrise de l'inflation. »

Dilawer Farazi : « Il y a eu beaucoup d'événements l'année dernière. Nous avons assisté à la poursuite de la guerre Russie-Ukraine et au conflit au Moyen-Orient. Pourtant, les marchés émergents (ME) ont fait preuve d'une grande résilience. Fait intéressant, si l'on observe le Moyen-Orient, le volume d'émissions sur les marchés primaires, par des émetteurs originaires de cette région, a été bien supérieur aux années précédentes et a été accueilli favorablement par les investisseurs. Cela montre que les investisseurs comprennent que la dette des marchés émergents peut être résiliente et offrir des opportunités potentielles intéressantes dans ces situations souvent volatiles. »

 

La croissance et l'inflation se sont succédé comme principales préoccupations l'année dernière. Cette dynamique persistera-t-elle en 2026, ou l'une d'elles deviendra-t-elle un enjeu plus pressant ?

Dawn Mangerson : « Je pense que la grille d’analyse croissance-inflation perdurera tant que nous n'aurons pas plus de clarté sur la légalité des tarifs douaniers IEEPA et l'avenir de la direction de la Fed. »

Pat Savery : « Je pense que nous sommes à la croisée des chemins, où soit la croissance, soit l'inflation va s'accélérer. L'administration américaine utilise la déréglementation pour soutenir la productivité et la croissance. Il faut voir si ces mesures sont suffisamment puissantes pour permettre à l'économie américaine de sortir d'un environnement de forte inflation. Les cryptomonnaies, les centres de données et l'IA pourraient y contribuer. »

Dilawer Farazi : « L'investissement axé sur la technologie est rassurant quant à son impact sur la croissance en ce début  2026, en particulier pour les États-Unis, dont de nombreuses variables assombrissent les perspectives d'inflation. Si la politique monétaire stimule davantage l'économie américaine, la Fed pourrait devoir envisager d'accepter un taux d'inflation légèrement supérieur à sa cible de 2 %. »

Michael Gladchun : « Je pense que la croissance sera le moteur en 2026. L'inflation a été relativement stable et pourrait même diminuer davantage cette année. Du côté de la croissance, je vois un large éventail de variables susceptibles d'affecter le PIB et le marché du travail. Je crois que toute déception sur les marchés du travail pourrait entraîner un changement disproportionné des attentes en matière de politique et de valorisation du marché. »

 

Traduction schéma : Quelle est la plus grande menace pour l'économie, l'inflation ou le marché de l'emploi ?
Which is the greater threat to the economy, inflation or the job market?
Source : Enquête Loomis Sayles auprès des professionnels de l'investissement présentés dans cet article. Au 31 décembre 2025.

 

Êtes-vous préoccupé par l'augmentation de l'endettement au sein du système financier notamment à cause des investissements dans l’IA?

Michael Gladchun : « Pas à ce stade. De manière générale, nous ne voyons aucune raison de s'inquiéter au niveau macroéconomique. La majorité du supplément de dette levée devrait provenir d'entreprises notées "investment grade" avec des bilans impeccables et des flux de trésorerie disponibles impressionnants, disposant de larges marges de manœuvre pour emprunter sans mettre leurs notations en péril. Mais dès qu'il y a une accumulation de dettes, nous restons vigilants et surveillons la situation de près. »

Eric Williams : « L'endettement est une préoccupation courante en fin de cycle de crédit, mais nous ne sommes pas particulièrement préoccupés à ce stade car les entreprises n'ont pas lesté leurs bilans de nouvelle dette. La plupart des investissements dans l'IA ont jusqu'à présent été financés par autofinancement et des émissions d'actions. Nous pensons que le risque sera plus grand si nous constations des changements dans le comportement des entreprises, tels que des fusions-acquisitions à grande échelle avec des apports en actions plus faibles que ceux observés ces dernières années. »

Andrea DiCenso : « C'est un cycle distinct car deux histoires d'endettement différentes se déroulent. Nous constatons un endettement dans de nombreux marchés développés qui sont en phase d'expansion/fin de cycle et un désendettement dans les marchés émergents qui sont dans la phase basse de cycle de crédit, proche de la reprise de l’expansion du cycle. La phase fin de cycle/expansion a tendance à être marquée par un endettement croissant jusqu'à ce que quelque chose se rompe. Donc, pour ces économies, sommes-nous trop préoccupés par un potentiel point de rupture déclenché par le montant d’émissions ? Non, mais nous surveillons la participation aux nouvelles émissions. Si nous commençons à voir des transactions qui ne seraient pas sur-souscrites, cela nous alerterait. »

Dawn Mangerson : « En examinant l'IA sous l'angle des obligations municipales, ma principale préoccupation est que l'augmentation de la demande d'énergie pourrait potentiellement amputer le pouvoir d’achat des foyers. Les factures d'électricité sont déjà en augmentation. L’IA pourrait exacerber la situation, et au lieu d'absorber ces coûts, les entreprises pourraient les répercuter sur le consommateur. »

 

L'IA : forte expansion ou bulle?"
Is AI a boom or a bubble?
Source : Enquête Loomis Sayles auprès des professionnels de l'investissement présentés dans cet article. Au 31 décembre 2025.

 

Notre équipe macroéconomique aime dire que les profits mènent le cycle. La baisse des profits entraîne généralement des licenciements massifs et une augmentation du chômage, annonçant une récession. Si l'IA entraîne une augmentation du chômage tout en soutenant les profits, seriez-vous aussi inquiet d'une récession ?

Andrea DiCenso : « Je suis rassurée par le changement de ton de la Fed. Elle a identifié l'impact potentiel de la productivité de l'IA sur le marché du travail et a signalé sa volonté de faire ce qui est nécessaire pour soutenir la croissance de l'économie américaine. » 

Michael Gladchun : « Je pense qu'en général, l'environnement macroéconomique devrait aller bien. Cela étant dit, l'augmentation du chômage est quelque chose qui me préoccupe toujours en termes de perspectives de croissance et de risques de récession. Et je pense que les gains de ce boom potentiel de productivité seront probablement distribués de manière plus ciblée que par le passé, avec une plus grande substitution de travailleurs. Une large partie de l'éventail des revenus est déjà sous pression et pourrait être davantage sous pression si les tensions sur le marché du travail venaient à se détendre et entraîner une baisse de la croissance des revenus. » 

Eric Williams : « Nous pensons que le risque que les gains de productivité entraînent une augmentation spectaculaire du chômage à court terme est très faible. Il est plus probable que les marges bénéficiaires des entreprises restent élevées, ce qui soutiendrait la croissance économique, surtout si la Fed continue d'assouplir sa politique monétaire. La population active américaine est très dynamique. Elle a montré maintes et maintes fois qu'elle peut s'adapter aux forces changeantes du marché et de la technologie. Nous ne prévoyons pas de licenciements massifs dans notre scénario de solides perspectives économique et de croissance des profits au cours des 12 prochains mois. » 

Pat Savery : « À long terme, je pense que la capacité de la main-d'œuvre à se reconvertir sera primordiale pour soutenir l'économie. Il y aura probablement des points de friction car la reconversion ne peut pas se faire du jour au lendemain. Pour l'instant, je pense que nous nous dirigeons vers une pression accrue sur le gouvernement pendant que ce changement s'opère. »

 

Les consommateurs les plus aisés ont été le principal moteur de la consommation aux États-Unis, tandis que les consommateurs à faible revenu ont montré une certaine fragilité. Voyez-vous cette tendance se poursuivre en 2026 ?

Andrea DiCenso : « Malheureusement, je pense que cette tendance va se maintenir. Le consommateur aisé est le moteur de la croissance aux États-Unis, et ces consommateurs ont des taux d'épargne et des soldes de cartes de crédit très élevés. Pendant ce temps, les consommateurs à faible revenu agissent dans un environnement de récession depuis la pandémie et n'en sont pas encore sortis. » 

Michael Gladchun : « Dans cette économie en K, la consommation n'est pas aussi durable que dans une économie aux revenus plus uniformément répartis. C'est une préoccupation pour moi à l'avenir, car le marché boursier pourrait se corriger pour un certain nombre de raisons, atténuant l'effet de richesse parmi les consommateurs à revenu élevé. Une correction du marché boursier a le potentiel de ralentir considérablement la consommation dans l'économie. » 

Dawn Mangerson : « Malheureusement, je ne vois aucun catalyseur qui changerait cette trajectoire. Les récents chiffres du chômage et de l'inflation, ainsi que les changements de de l’administration Trump pèsent sur les consommateurs les moins favorisés. » 

Lynda Schweitzer : « Je pense que tant que les marchés actions continueront de bien se porter, l'effet de richesse continuera de soutenir la consommation auprès des consommateurs plus aisés. Une chose que nous surveillons est de savoir si la pression sur les consommateurs à faible revenu commence à se répercuter sur la classe moyenne. »

 

Avec des courbes de taux et des niveaux d’inflation qui divergent selon les régions, où voyez-vous des opportunités ?

Lynda Schweitzer : « C'est une période passionnante pour l’obligataire mondial. Les rendements élevés sont de retour et nous assistons à cette divergence des cycles. Je pense qu'il existe de bonnes opportunités de valeur relative, en particulier sur certains marchés émergents. L'Australie et la Nouvelle-Zélande commencent également à devenir intéressantes d'un point de vue des rendements. En ce qui concerne le dollar américain, il sera intéressant de voir comment la divergence des cycles et les changements de politique influencent les devises. Nous pensons que les conditions économiques mondiales actuelles favorisent une dépréciation du dollar par rapport au reste du monde. Cependant, si la croissance américaine s'avère plus forte tandis que l'Europe et la Chine continuent de souffrir, nous pourrions assister à un retour de la force du dollar américain. »

Dilawer Farazi : « L'incertitude entourant la trajectoire de la politique monétaire américaine rend les marchés émergents plus attrayants, selon nous. Il est délicat de parler des marchés émergents comme d'une seule classe d'actifs car ils ne sont pas homogènes, mais en général, les fondamentaux économiques dans les marchés émergents se sont améliorés. Nous constatons une politique monétaire plus disciplinée, des réserves de change plus importantes et un financement local accru, ce qui isole nombre de ces pays des chocs potentiels et améliore la soutenabilité de la dette. Ces conditions alimentent ce que nous aimons appeler une "ère dorée" pour la dette émergente, créant une boucle de rétroaction positive qui, selon nous, soutiendra la dette émergente. » 

Andrea DiCenso : « Notre principale vue pour 2026 est une autre année de rendement potentiel de l'ordre de 6 % à 9 % au sein des marchés émergents. En étudiant ces divergences dans les cycles de crédit et en réfléchissant aux endroits où l'on peut trouver des rendements attractifs, certaines économies émergentes se distinguent avec des rendements réels autour de 5,0 %- 7,0 %. Comparez cela aux taux réels des marchés développés dans la fourchette de 1,0 % à 2,0 %. C'est une différence flagrante.

Eric Williams : « Nous pensons que les États-Unis sont attractifs pour trois raisons. Premièrement, le contexte de croissance favorable et les vents porteurs qui en découlent. Deuxièmement, la politique monétaire sera probablement favorable, bien qu'il y ait un certain risque. Troisièmement, la mise en œuvre des politiques budgétaire. Combinés, nous pensons que ces trois facteurs soutiendront les actifs américains risqués. Plus précisément, nous pensons que les marchés du crédit, des obligations à haut rendement et des prêts bancaires, sont bien positionnés pour offrir aux investisseurs une variété de potentiels de rendements ajustés du risque solides dans une large palette de scénarios économiques. »

 

Le risque de crédit restera-t-il bas ou commencera-t-il à réapparaître ? Quels sont les éléments clés que vous observerez ?

Lynda Schweitzer : « Tant que l'optimisme et les dépenses autour de l'IA perdurent et que les profits des entreprises restent solides, je pense que le risque de crédit sera probablement bien maîtrisé. Cependant, le sentiment pourrait changer s'il y a une accumulation de crédit privé ou d'endettement qui refait surface, surtout si les marchés deviennent sceptiques quant à savoir si les investissements en IA produiront des gains à court terme. »

Dilawer Farazi : « Dans les marchés émergents, les fondamentaux du crédit semblent très solides, avec seulement une légère augmentation de l'endettement d'une année sur l'autre. Je crois que des flux de trésorerie solides, des dépenses d'investissement contrôlées et divers leviers pour contenir l'endettement devraient maintenir les taux de défaut à un niveau bas. Cependant, les investisseurs pourraient devoir être plus pointilleux à mesure que de nouveaux émetteurs sans antécédents établis arrivent sur le marché. Je pense qu'un facteur clé à observer est la différenciation de la qualité du crédit à mesure que le marché évolue. » 

Andrea DiCenso : « Il y a toujours des pics de risque de crédit, mais nous pensons que le catalyseur cette année sera probablement lié aux développements concernant la Fed, en particulier tout changement de leadership ou de politique. L'indicateur le plus important pour nous est la pentification de la courbe des taux américaine, car elle signale si les actifs risqués doivent être revalorisés. Bien que nous nous attendions à ce que 2026 ne soit pas impacté par le risque de crédit, nous surveillons attentivement la hausse de l'endettement et des structures de type obligations avec paiement des intérêts en nature sur les marchés de crédit privés, qui pourraient signaler une augmentation du stress, même si le moment et l'étendue sont incertains. » 

Dawn Mangerson : « Actuellement, le risque de crédit des obligations municipales est relativement stable selon notre point de vue, bien que des secteurs comme les hôpitaux et l'enseignement supérieur soient plus exposés aux changements économiques et politiques. Nous surveillons les changements de politique, tels que les coupes budgétaires dans le programme Medicaid ou les nouvelles taxes sur les dotations universitaires importantes, qui pourraient exercer une pression mais ne sont pas encore trop pénalisantes. À l'avenir, nous nous concentrerons sur les institutions de meilleure qualité et plus diversifiées. » 

Eric Williams : « En tant qu'investisseurs attentifs aux évolutions du cycle crédit, nous pensons que l'économie américaine est en fin de cycle mais ne se dirige pas vers une récession, donc les taux de défaut et les pertes devraient rester conformes aux moyennes historiques. Notre principale préoccupation est un potentiel changement dans le comportement des entreprises, surtout si elles commencent à accroître leur endettement pour financer des dépenses d'investissement aux gains lités à l’IA incertains. Paradoxalement, de forts profits d'entreprise pourraient encourager un comportement plus risqué, nous surveillons donc attentivement les signes d'émission agressive ou d'endettement. »

Michael Gladchun : « Nos perspectives en matière de risque de crédit restent favorables, avec des fondamentaux d'entreprise solides et des ratios de levier constants qui ne montrent aucun signe de détérioration organique significative. L'augmentation de l'emprunt concerne principalement les entreprises de haute qualité, nous ne sommes donc pas inquiets pour la qualité du crédit pour le moment. Cependant, la chose clé que nous surveillons est l'environnement macroéconomique, en particulier les tendances du marché du travail et tout signe de détérioration dans ce domaine. »

 

Quel est le plus grand risque que vous surveillez ?
What is the biggest risk you're watching?
Source : Enquête Loomis Sayles auprès des professionnels de l'investissement présentés dans cet article. Au 31 décembre 2025.

 

Êtes-vous préoccupé par une potentielle bulle dans le crédit privé ?

Eric Williams : « Quand on voit des gros titres sur le crédit privé tous les jours, il est naturel de s'inquiéter. Mais selon nous, les marchés privés sont profonds et dynamiques, et il existe de nombreuses sources de demande aux États-Unis et dans le monde. La collecte sur le crédit privé n'augmente pas au même rythme que ces dernières années, ce qui, selon nous, ne signifie pas qu’il y a une bulle. Bien qu'il y ait eu quelques sources d’inquiétude, il ne s'agit pas d'un problème systémique. Cela souligne la nécessité de processus d'investissement prudents et rigoureux, en particulier en fin de cycle. » 

Andrea DiCenso : « Nous avons déjà constaté une augmentation de l'endettement sur les marchés du crédit privé. Il est difficile d'obtenir des données approfondies sur les marchés privés, mais nous savons que les paiements en nature représentent une part croissante des investissements. Ce financement plus créatif est-il un signe de stress sur ce marché ? Il est difficile de savoir comment cela va se dérouler puisque nous n'avons jamais vu le crédit privé traverser un cycle complet. » 

Dilawer Farazi : « La croissance du crédit privé a été incroyable, mais je pense que l'exposition pourrait être large, avec des risques difficiles à quantifier. On ne sait jamais vraiment ce qui se passe dans des situations spécifiques de crédit privé tant que quelqu'un n'essaie pas de le négocier, ce qui déclenche un processus de test de liquidité et de découverte des prix. Si les fondamentaux se détériorent, l'opacité et l'illiquidité pourraient entraîner la vente d'obligations négociées sur les marchés plus liquides à la place, se traduisant par un écartement des spreads, en guise de conséquence inattendue. » 

Lynda Schweitzer : « Nous surveillons de près le crédit privé car il est opaque et a attiré beaucoup de capitaux. Je doute que chaque transaction sur ce marché ait été une bonne affaire, mais cela ne signifie pas que le crédit privé est le prochain domino qui fera tout tomber. C'est un espace qui présente des vulnérabilités comme tout autre marché, et je le considère comme une zone à surveiller. »

Lynda Schweitzer, CFA
Co-Head of the Global Fixed Income Team, Portfolio Manager

Pat Savery, CFA
Senior Fixed Income Trader

Eric Williams
Portfolio Manager

Dilawer Farazi, ACA
Co-Head of the Emerging Markets Debt Team, Portfolio Manager

Dawn Mangerson
Head of Municipal Portfolio Management, Portfolio Manager

Michael Gladchun
Associate Portfolio Manager

Andrea DiCenso
Portfolio Manager

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