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Portée par le solaire, la transition énergétique se poursuit envers et contre tout

août 26, 2025 - 23 min
Portée par le solaire, la transition énergétique se poursuit envers et contre tout

Mathilde Pierre
Analyste et Gérante Actions
Mirova

Jean-Baptiste Rouphael
Analyste Impact & ESG Senior – Energie et Climat
Mirova

EN BREF

  • Baisse des émissions de CO2 en Chine : pour la première fois en période de croissance, les émissions de CO2 en Chine ont diminué de 1,6 % sur un an au premier trimestre 2025, grâce à une hausse de la production d’électricité bas carbone1.
  • Record de production d’énergie solaire dépassant, pour la première fois sur un mois, celle du nucléaire : la hausse de la demande mondiale d’électricité et les avancées technologiques soutiennent l’expansion du solaire.
  • Croissance des énergies renouvelables : la part des sources bas-carbone dans le mix électrique mondial a atteint 40 % en 2024, avec la Chine en tête des nouvelles installations solaires2.
  • La souveraineté énergétique progresse aux États-Unis : malgré la baisse des subventions pour les renouvelables, la politique énergétique actuelle favorise la production nationale solaire.
  • La nécessité d’une approche globale pour une transition réussie : au-delà de la production des énergies renouvelables, il est crucial d’investir dans l’efficacité énergétique, de moderniser et étendre les réseaux électriques, d’investir dans les solutions de stockage telles que les batteries et d’électrifier la demande d’énergie.

Passées relativement inaperçues, deux actualités récentes témoignent de l’avancée de la transition énergétique : la baisse des émissions de CO2 sur 12 mois en Chine, et le niveau record de production d’électricité solaire dans le monde, supérieur au nucléaire sur le mois d’avril 2025. Pendant que les médias se focalisent sur l’entreprise de démolition de la transition énergétique menée par l’administration Trump, cette dernière suit son cours. Le solaire, en particulier, est porté par des dynamiques technologiques et de marché qui l’emportent sur les troubles politiques et les reculs du soutien public, y compris aux États-Unis. Au sein de Mirova, nous continuons à investir avec conviction dans la thématique de long-terme du climat.

 

Les émissions de CO2 baissent sur 12 mois en Chine… et pour de bon3 ?

Le 15 mai dernier, le média spécialisé Carbon Brief publiait un article intitulé : « L’énergie propre vient de faire reculer les émissions de CO2 de la Chine pour la première fois ». Selon ses estimations, les émissions de la Chine ont diminué de 1,6 % d’une année sur l’autre au premier trimestre de 2025 et de 1 % au cours des 12 derniers mois. En particulier, les émissions du secteur de l’énergie ont diminué de 2 % d’une année sur l’autre au cours des 12 mois jusqu’en mars 2025. Cela représente 43 millions de tonnes de CO2 en moins.

La Chine avait déjà connu des périodes de baisses d’émissions, la dernière en date étant liée au Covid, mais elles étaient toutes liées à un ralentissement de l’activité. Cette fois, cette baisse a eu lieu alors que la croissance économique est soutenue, et que la production d’électricité a augmenté sur un an de 2,5 %. La production d’électricité bas-carbone (éolien, solaire et nucléaire) a permis de réduire en absolu la production à base de charbon et de gaz (-4,7 %).

En 2024, la croissance de la production d’énergies renouvelables en Chine a couvert à elle seule 81 % de l’augmentation de la demande d’électricité. Selon Carbon Brief, la croissance de la production d’énergies renouvelables en Chine est désormais structurellement supérieure à la demande actuelle et de longterme d’électricité, ce qui devrait conduire au déclin des sources fossiles. La tendance à la baisse des émissions du secteur de l’énergie devrait se poursuivre en 2025, même s’il existe des incertitudes liées à l’impact de la guerre commerciale de Trump sur la consommation intérieure en Chine. Au-delà de 2025, les perspectives dépendent fortement des objectifs d’énergie propre et d’émissions fixés dans le prochain plan quinquennal de la Chine, qui doit être publié l’année prochaine. Il est ainsi possible que la Chine ait atteint son pic d’émissions en février 2024, soit avec 6 ans d’avance par rapport à ses engagements climatiques internationaux.

Si cette nouvelle se confirmait, elle donnerait du poids à la théorie du découplage entre croissance économique et croissance des émissions, permis par le déploiement des énergies renouvelables en substitution aux énergies fossiles.

 

Première baisse des émissions de CO2 en Chine grace à l'essor des énegies propres

Émissions provenant des combustibles fossiles et du ciment, MtCO2, sur 12 mois glissants

China's CO2 emisssions drop due to clean energy for the first time Emissions from fossil fuels and cement, MtCo2, rolling 12-months totals
Source: Analyst  by Lauri Myllyvirta for Carbon Brief

 

Le solaire bat de nouveaux records et poursuit sa croissance sans précédent

En avril 2025, 2330 TWh d’électricité solaire ont été produits dans le monde : le solaire a ainsi dépassé pour la première fois sur un mois le nucléaire, selon le think tank Ember. Il aura fallu 8 ans pour que l’énergie solaire passe de 100 TWh à 1000 TWh, et seulement 3 ans pour dépasser 2000 TW : jamais dans l’histoire de l’électricité une source n’avait connu une telle croissance.

D’après ourworldindata, la croissance du solaire, mais aussi de l’éolien, a contribué à porter la part des sources bas-carbone à 40 % dans le mix électrique mondiale en 2024. Il s’agit là encore d’une première. La Chine est évidemment le fer de lance de cette révolution : en 2024, elle a installé 55 % des nouvelles capacités solaire déployées (597 GW au total). Suivent dans l’ordre les États-Unis, l’Inde, le Brésil et l’Allemagne. Le solaire n’est toutefois pas l’apanage de pays bénéficiant de conditions privilégiées : parmi les 10 pays dans le monde où la part du solaire dans le mix électrique est la plus élevée, on trouve un pays pauvre, le Salvador (17 %), un pays peu ensoleillé, les Pays-Bas (18 %), et, sur la plus haute marche du podium, un pays dirigé depuis 13 ans par un chef d’état qui s’oppose à l’agenda climatique européen, la Hongrie (25 %).

Si le solaire se déploie à une telle vitesse, dans des géographies aussi diverses, c’est qu’il dispose d’atouts intrinsèques. D’abord, l’énergie solaire est aujourd’hui la plus compétitive dans la majorité des régions du monde : le coût actualisé de l’électricité (LCOE) est de 35$ par MWh pour les centrales solaires, selon BNEF. Le prix des panneaux a été globalement divisé par 10 en 10 ans. Le solaire bénéficie de son caractère très modulaire : une centrale photovoltaïque est constituée de panneaux, eux-mêmes divisés en modules, eux-mêmes divisés en cellules. Cela permet de produire en séries de petites pièces, conduisant à des améliorations rapides, avec des possibilités d’affiner les méthodes de construction et de réduire les coûts. Il s’agit d’un avantage considérable en comparaison de technologies bas-carbone beaucoup plus complexes. Le solaire bénéficie également globalement d’une bonne acceptation locale, contrairement, par exemple, à l’éolien terrestre. Bien que les projets solaires les plus compétitifs nécessitent une emprise au sol significative et suscitent parfois des oppositions locales liées aux changements d’affectation des sols, le solaire se déploie très bien de manière décentralisée, à l’échelle des entreprises et des particuliers, et ce, malgré la lourdeur des procédures administratives (permitting) locales.

Ainsi, selon Bent Flyvberg, auteur du livre How Big Project Perform, le coût moyen de dépassement d’une centrale solaire est de 1 % par rapport à son cout initial, contre 13 % pour une centrale éolienne, 16 % pour une centrale thermique, 75 % pour un barrage hydraulique et 120 % pour une centrale nucléaire.

Ces progrès technologiques portent la marque de la Chine : elle contrôle 80 % de la chaîne de valeur des panneaux solaires, du polysilicium aux lingots, wafers4, cellules et modules (Notons que les panneaux ne contiennent pas de minéraux critiques tels le nickel, le cobalt ou les terres rares). Ce quasi-monopole est facteur de risques sociaux : environ 45 % de l’approvisionnement mondial en polysilicium provient du Xinjiang, où de sérieuses violations de droits humains contre les ouighours et d’autres communautés musulmanes ont été recensées par l’ONU. Les États-Unis ont ainsi voté en 2021 le Uyghur Forced Labor Prevention Act (UFLPA) pour interdire l’importation de produits dont la fabrication s’est accompagnée de travail forcé en Chine. Ce texte fait partie d’un arsenal protectionniste mis en place par les États-Unis (droits de douane, aide à la production locale) visant à faire émerger une industrie solaire locale.

 

La nouvelle génération propre ajoutée est prévue pour rester au-dessus des niveaux records établis en 2024

Production annuelle de capacité d’énergie propre, térawattheures

Newly added clean generation is set to remain above the record levels set in 2024 Annual output of clean power capacity, terawatt hours
Source: Analyst  by Lauri Myllyvirta for Carbon Brief

 

Réseaux, batteries, électrification : les autres leviers d’une transition énergétique réussie

Le déploiement des énergies renouvelables variables atteint un tel niveau de rapidité que l’attention se porte désormais sur la capacité des réseaux électriques à absorber ces nouvelles sources. Rappelons d’abord que les énergies renouvelables sont globalement plus compétitives et rapides à déployer que les sources thermiques y compris en intégrant les coûts de raccordement au réseau, selon le World Economic Outlook 2024 de l’IEA5. Ensuite, l’installation de batteries électriques à grande échelle progresse à un rythme de croissance exceptionnel, seulement comparable…au solaire, grâce à cette même logique de déploiement modulaire. Ainsi, la modernisation et l’investissement dans les réseaux de transmission et de distribution électriques (2 millions de km de nouvelles lignes à construire par an d’ici 2030 dans le NZE6 de l’IEA) apparaissent aujourd’hui comme une priorité majeure, comme le déploiement de l’ensemble des solutions de flexibilité, tel que le stockage par batterie et hydroélectrique, les solutions de réponse à la demande, ou les centrales thermiques pour assurer la flexibilité saisonnière en dernier recours.

Les solutions de stockage par batteries sont ainsi un enjeu central pour assurer la sécurité de l’approvisionnement alors que la demande et l’offre d’électricité évoluent, marquées par une électrification croissante et l’intégration de sources d’énergie intermittentes. Selon l’IEA, pour tripler la capacité mondiale d’énergies renouvelables d’ici 2030, tout en préservant la fiabilité des réseaux électriques, il est nécessaire de multiplier par six les capacités de stockage.

 

Avril 2025: pour la première fois, l'énergie solaire a produit plus d'électricité que le nuléaire dans le monde
April 2025: For the first time ever, solar power generated more electricity than nuclear worldwide
Source: Monthly electricity data, Ember

 

En Californie, par exemple, où l’État s’oriente rapidement vers l’objectif d’une électricité 100 % renouvelable d’ici 2045 - avec plus de 30 % de sa production électrique issue du solaire - les batteries jouent déjà un rôle clé et deviennent le principal contributeur en puissance du réseau durant des courtes périodes de pic de consommation en soirée.

Ces progrès dans le déploiement des énergies renouvelables et des batteries contribuent à la moindre utilisation des centrales thermiques en Chine, mais aussi en Europe, où la part du renouvelable a atteint 50 % du mix électrique en 2024, et aux États-Unis. Cela se traduit par une diminution des émissions du secteur de l’électricité, souvent l’émetteur le plus polluant. Cet état de fait devrait inciter les décideurs à accélérer encore sur l’électrification7, afin de réduire l’utilisation de combustibles fossiles, pas uniquement dans la production d’électricité, mais aussi dans les transports, l’industrie ou les bâtiments. Ainsi, comme le rappelle l’IEA dans la mise à jour de son scénario NZE en 2023, les technologies permettant d’espérer tenir l’objectif 1,5°C sont déjà disponibles et ont fait leurs preuves : le déploiement du solaire, de l’éolien, l’électrification, le remplacement des combustibles fossiles par des sources renouvelables, l’électrification et les mesures d’efficacité énergétique permettent d’effectuer 80 % des réductions d’émissions nécessaires d’ici 2030.

 

Aux États-Unis, le solaire contribue à renforcer la souveraineté énergétique, malgré des vents contraires

L’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche a été perçue comme un coup de semonce pour le secteur des énergies renouvelables, faisant craindre un déraillement de la transition énergétique non seulement aux États-Unis mais aussi dans le monde. En effet, Trump a manifesté son hostilité aux politiques climatiques en réaffirmant son soutien aux énergies fossiles dès le premier jour de son investiture avec la signature du décret « Unleashing American Energy »8.

Si ces turbulences politiques ont freiné l’essor du secteur à court terme, il est essentiel d’analyser la situation à l’aune des dynamiques plus larges du marché énergétique.

La principale onde de choc a été la remise en question de l’Inflation Reduction Act (IRA). Adopté par Joe Biden en août 2022, ce plan comportait un programme de soutien sans précédent au déploiement des énergies renouvelables, avec 386 milliards de dollars alloués sur dix ans. Avec la prolongation et l’élargissement de crédits d’impôts représentant 30 % de la valeur des projets et des mécanismes de bonification pouvant les augmenter davantage selon des critères spécifiques, l’IRA avait comme objectifs de stimuler la croissance des énergies renouvelables en améliorant leur compétitivité économique ainsi que d’inciter à la relocalisation des chaines d’approvisionnement.

La « One Big Beautiful Bill », loi fiscale adoptée par le Congrès au début du mois de juillet, établit un nouveau cadre réglementaire et trace les grandes lignes de la politique énergétique de l’administration actuelle. Elle témoigne d’une volonté de réduire les subventions aux projets renouvelables, en ciblant durement certains segments (véhicules électriques, achat de panneaux solaires par les particuliers) et en accélérant la fin des crédits d’impôt pour les nouveaux développements. Cependant, dans un esprit similaire à l’IRA, la loi entend maintenir une forte incitation à la production nationale et favoriser la relocalisation des chaînes d’approvisionnement en conservant les crédits d’impôt (section 45x du code américain des impôts) pour les fabricants locaux (à l’exception des composants éoliens, dont les crédits devraient disparaître après 2027). Ces aides à la production domestique sont perçues de manière bipartisane comme un levier essentiel pour la réindustrialisation et la création d’emplois sur le sol américain. Des restrictions supplémentaires sur l’approvisionnement depuis certains pays et la hausse des tarifs douaniers renforcent également cette dynamique. Ce faisant, une réorganisation de la chaîne de valeur, aujourd’hui encore très dépendante de l’industrie chinoise, est en marche. La construction d’une industrie solaire américaine semble amorcée avec 8,6 GW9 de capacité de production de modules solaires supplémentaires juste sur le premier trimestre de l’année 2025, marquant le troisième trimestre le plus important en termes de nouvelles capacités de fabrication jamais enregistré.

Cette disparition accélérée des subventions publiques devrait inciter les développeurs à précipiter le lancement de leurs projets afin de sécuriser les crédits d’impôts à court terme. Cette phase de transition pourrait s’avérer bénéfique pour les fabricants d’équipements électriques et de technologies vertes, qui devraient saisir cette opportunité pour augmenter leur carnet de commandes. La hausse des coûts de développement induite par la suppression des subventions devrait ensuite conduire à un nouvel équilibre d’offre et de demande sur le marché de l’énergie solaire : un ralentissement des installations et une hausse des prix de l’énergie produite de source solaire sont ainsi attendus. Le secteur du solaire résidentiel, devrait ressentir de manière particulièrement forte les impacts de ces nouvelles réglementations avec la fin des crédits d’impôts accordés aux particuliers qui font l’achat de panneaux solaires étant donné la sensibilité au prix des consommateurs. En revanche, les développements de parcs solaires de grande échelle devraient continuer à bénéficier d’une demande robuste.

En effet, au-delà de ces turbulences politiques et réglementaires, une tendance de fond soutient le solaire : la demande d’électricité, longtemps stagnante, repart à la hausse (+2 % par an selon l’AIE). Ce regain est porté par les avancées technologiques, et en particulier par l’intelligence artificielle, qui requiert une quantité massive d’énergie pour alimenter les centres de données. Alors qu’une requête sur ChatGPT consomme dix fois plus qu’une recherche Google, l’IEA prévoit une multiplication par 2 de la demande en électricité des centres de données dans le monde d’ici 2030, atteignant environ 945 TWh, ce qui est légèrement supérieur à la consommation électrique totale du Japon aujourd’hui. Les États-Unis devraient représenter la plus grande part de cette augmentation, suivis de la Chine. Par ailleurs, la tendance à la relocalisation industrielle, accélérée par les tensions géopolitiques, devrait également contribuer à cette hausse de la demande et renforcer le besoin d’augmenter les capacités de production énergétiques locales pour soutenir la croissance économique.

Le solaire est idéalement positionné pour répondre à cette demande grandissante. Il bénéficie d’un avantage compétitif en termes de coûts dans de nombreuses régions aux États Unis, même sans subventions, et surtout, il peut être déployé rapidement. Face à une pénurie de turbines à gaz (en rupture de stock, les fabricants ne pourront honorer les nouvelles commandes avant 2028) et aux longs délais du nucléaire, la technologie solaire combinée à des batteries constitue la solution la plus agile pour augmenter les capacités de production. La demande du secteur privé pour des projets à grande échelle devrait ainsi continuer de soutenir l’élan de l’industrie, comme l’illustre l’accord signé l’année dernière par Microsoft avec Brookfield Renewable pour le déploiement de 10,5 GW de capacités renouvelables aux États-Unis et en Europe entre 2026 et 2030, représentant le plus important contrat d’achat d’électricité renouvelable à ce jour10.

Si les incertitudes réglementaires actuelles assombrissent les perspectives à court terme, la dynamique du secteur solaire américain reste donc portée par des fondamentaux de demande solides, qui dépassent la seule question des aides publiques. La transition énergétique et la relocalisation d’une industrie solaire compétitive sur le sol américain sont désormais perçues comme des leviers essentiels pour la croissance économique et la réduction de la dépendance à la Chine.

 

Consommation d'électricité aux États-Unis (1990-2026)

milliard de kilowatths-heure

U.S.electricity consumption (1990-2026) billion kilowatthours
Capacité de production d'électricité aux États-Unis (2020-2026)

évolution depuis 2020, en gigawatts

U.S.electricity generating capacity (2020-2026) change since 2020, gigawatts

Mirova : Investir dans la transition énergétique pour des performances durables.

En tant qu’investisseur responsable, Mirova a, depuis longtemps, orienté ses choix d’investissement vers les acteurs des solutions vertes. Loin d’éroder notre conviction en ce domaine, le contexte actuel, bien qu’il présente des défis à court terme, renforce notre détermination à soutenir les initiatives de la transition énergétique.

Pour garantir un développement durable du secteur, il est essentiel que les perspectives économiques soient également viables. C’est pourquoi nous adoptons une approche sélective dans nos choix d’investissement, en prêtant une attention particulière au positionnement concurrentiel des différents acteurs. Bien que l’industrie solaire ait connu une expansion rapide et une croissance exponentielle, cette dynamique ne s’est pas toujours traduite par des modèles économiques solides. Aujourd’hui, le secteur est largement dominé par la Chine, avec une surcapacité générant une concurrence intense sur les prix. Sans un soutien réglementaire en faveur de la production locale, tel que des subventions ou des restrictions sur les importations en provenance de certains pays, les entreprises ont du mal à se maintenir sur le marché. Cela est particulièrement vrai en Europe, où l’industrie solaire a pratiquement disparu. Au sein du secteur des équipementiers de technologies solaires, nous privilégions donc les entreprises américaines, qui bénéficient, selon nous, d’une demande soutenue grâce à l’accélération des besoins énergétiques ainsi que de mesures de protectionnisme favorisant les acteurs domestiques.

Pour accompagner la transition et capitaliser sur les perspectives de croissance structurelles qui en découlent, il est nécessaire d’adopter une approche globale en investissant dans l’ensemble de la chaîne de valeur. Si la génération d’énergies renouvelables constitue une phase amont essentielle, il est tout aussi crucial de moderniser nos infrastructures électriques, en particulier les réseaux de transmission et de distribution, qui sont indispensables à l’intégration significative des sources d’énergies renouvelables et à l’électrification de nos usages. Nous assistons actuellement au début d’un cycle d’investissement massif, engagé à l’échelle mondiale, visant à stabiliser les réseaux et garantir la sécurité de l’approvisionnement.

Nous souhaitons également mettre en lumière un autre aspect fondamental de la transition énergétique : l’efficacité énergétique. Il est essentiel de repenser notre consommation d’énergie, car l’optimisation de la gestion des ressources constitue un enjeu majeur face au réchauffement climatique et pour renforcer la productivité industrielle. Cette nécessité est accentuée par la tendance à la relocalisation industrielle, qui s’accompagne d’une expansion de l’empreinte manufacturière. Ainsi, l’amélioration de l’efficacité énergétique des processus industriels, des nouvelles technologies et des bâtiments, sera déterminante pour réussir la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

Face aux évolutions climatiques, notamment le réchauffement global et l’augmentation de la fréquence des événements climatiques extrêmes, une transformation profonde de nos usages énergétiques devient inévitable. La nécessité d’agir en faveur de la transition énergétique exige une vision à long terme, libérée des aléas politiques. C’est pourquoi Mirova opte pour des investissements dans des acteurs stratégiquement positionnés pour accompagner cette transition durablement, tout en capitalisant sur les tendances structurelles de leurs secteurs.

1 Source : Carbon Brief. Données validées par un ancien haut fonctionnaire chinois du ministère de l’économie auprès de Bloomberg.

2 Source : ourworldindata

3 Source : Carbon Brief (pour toutes les données du paragraphe).

4 Wafer : tranche ou plaque très fine de matériau semi-conducteur monocristallin utilisée pour fabriquer des composants de microélectronique.

5 IEA (International Energy Agency) : Agence Internationale de l’Énergie

6 Fait référence aux initiatives, rapports et analyses de l’AIE concernant les stratégies pour atteindre des Émissions Nettes Zéro.

7 La part de l’électricité dans l’énergie finale passe de 20 à 50% dans le scénario net zéro de l’AIE.

8 .Le décret «Unleashing American Energy» fait référence à un ensemble de mesures prises par l’administration Trump visant à stimuler la production d’énergie aux États-Unis, en particulier les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon).

9 Source : SEIA (Solar Energy Industries Association)

10 Sources utilisées : https://bep.brookfield.com/press-releases/bep/brookfield-and-microsoft-collaborating-deliver-over-105-gw-newrenewable-power  et https://gasoutlook.com/analysis/costs-to-build-gas-plants-triple-says-ceo-of-nextera-energy/

 

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