À l’approche de la fin de l’année 2026, notre scénario central repose sur une économie mondiale résiliente. Mais nous évoluons désormais dans un nouveau régime marqué par des taux réels plus élevés.
Trois convictions sous-tendent notre vision des prochains mois.
Premièrement, la croissance résiste mieux qu’attendu, les indicateurs avancés restent solides. Aux États-Unis, l’investissement lié à l’intelligence artificielle continue de soutenir l’activité. En Europe, l’économie fait preuve de résilience malgré les tensions énergétiques et géopolitiques.
Deuxièmement, l’inflation. Les prix du pétrole et les incertitudes géopolitiques entretiennent les pressions inflationnistes.
Troisièmement, dans ce contexte, la Réserve fédérale comme la Banque centrale européenne devraient conserver une posture restrictive et procéder à une nouvelle hausse de taux d’ici la fin de l’année.
Quelles conséquences pour les marchés et nos stratégies ?
Sur les taux, après la nette remontée de ces dernières semaines, les niveaux atteints sont attractifs mais la pression exercée par les tensions sur le prix du pétrole, les interrogations autour du cycle monétaire et les besoins croissants de financement continueront d’animer les marchés et leur volatilité. Nous restons donc neutres sur la duration et privilégions une gestion active. Dans cet environnement, les obligations indexées sur l’inflation conservent tout leur intérêt.
Sur le crédit, nous anticipons un léger écartement des spreads. Pour autant, le niveau absolu des rendements, la solidité des bilans des entreprises et des taux de défaut contenus soutiennent l’attrait de la classe d’actifs.
Enfin, sur les actions, la croissance des bénéfices reste favorable, mais la hausse des taux réels limite le potentiel d’expansion des valorisations. Nous privilégions les États-Unis et l’Asie émergente, où se concentrent innovation, investissement et dynamique bénéficiaire.
Au total, l’enjeu de cette fin d’année est l’adaptation à un environnement de taux réels plus élevés. Dans ce contexte, notre conviction est claire : diversification, gestion active et recherche d’opportunités relatives et moins directionnelles sont les clés de la construction des portefeuilles.